Le tourisme médical est l’un des marchés publicitaires les plus exigeants : cycle de décision long, patients qui comparent plusieurs pays, contraintes strictes des régies sur la publicité santé, et un besoin absolu de leads qualifiés — pas de simples curieux. Sur une clinique de greffe de cheveux à Istanbul, notre pilotage a produit 5 700 leads en 5 mois pour 97 000 € investis, soit 17 € par lead en coût combiné. Voici la méthode, chiffres à l’appui.
Les chiffres, d’abord
| Canal |
Investissement |
Leads |
Coût par lead |
| Google Ads |
68 000 € |
3 713 |
18,3 € |
| Meta Ads |
29 000 € |
1 987 |
14,6 € |
| Total (5 mois) |
97 000 € |
5 700 |
17,0 € |
Le nom de la clinique reste confidentiel — c’est notre règle pour tous les cas publiés — mais la définition du lead et la période sont documentées et partageables sur demande.
Pourquoi les deux canaux, et pas le moins cher seulement ?
À première vue, Meta produit le lead le moins cher (14,6 € contre 18,3 €). Alors pourquoi laisser 70 % du budget sur Google ? Parce que les deux canaux ne captent pas la même intention :
- Google capte la demande formulée : la personne cherche activement l’intervention, compare des cliniques, souvent avec des requêtes précises. Volume plus cher, mais plus profond — c’est lui qui porte l’échelle.
- Meta crée et capte la demande latente à moindre coût, mais son volume qualifié plafonne plus vite sur une cible aussi précise.
L’arbitrage se fait chaque semaine au coût par lead qualifié de chaque canal — pas au CPL brut, et surtout pas au dernier clic : un patient touché sur Meta convertit souvent via une recherche Google quelques jours plus tard.
La définition du lead : là où tout se joue
Un « lead » peut être n’importe quoi, d’un clic WhatsApp à un dossier médical complet. Avant de lancer le moindre euro, nous avons figé une définition contractuelle du lead avec la clinique — coordonnées valides + intention vérifiable — et c’est cette définition qui est mesurée, pas les conversions par défaut des plateformes. Trois conséquences pratiques :
- Les formulaires filtrent (questions de qualification), quitte à faire monter légèrement le CPL apparent.
- Les événements de conversion remontés aux régies correspondent au lead qualifié, pas au clic — les algorithmes optimisent donc sur la bonne cible.
- Le reporting parle le langage de la clinique : des dossiers exploitables par l’équipe commerciale, pas des « résultats ».
La mesure à 30/60/90 jours
En tourisme médical, la vérité d’un lead se révèle des semaines après le clic : prise de contact, devis, réservation, intervention. Notre cadence de mesure suit le lead sur 30, 60 et 90 jours, ce qui permet de répondre à la seule question qui compte pour la clinique : quel canal, quelle campagne et quel message produisent des patients — pas des formulaires. C’est cette boucle de retour qui a orienté le budget vers les campagnes aux leads les plus concrétisés, même quand leur CPL était plus élevé.
Les spécificités du secteur qu’il faut respecter
- Conformité des régies : la publicité santé est encadrée (personnalisation limitée, formulations contrôlées). Les comptes qui l’ignorent finissent suspendus — la structure des campagnes doit être pensée pour la conformité dès le départ.
- Multilingue réel : nos campagnes pour ce secteur tournent dans la langue du patient — l’équipe travaille en français, anglais, allemand et turc, créas comprises. Une traduction approximative détruit la confiance sur un sujet médical.
- La landing page fait la moitié du CPL : preuves (avant/après conformes, accréditations), réassurance sur le parcours (voyage, séjour, suivi), et un canal de contact immédiat.
Cette méthode est détaillée côté Google Ads et Meta Ads, et le cas figure parmi nos résultats.
Questions fréquentes
17 € le lead, c’est bon ou mauvais ?
Seul le coût par patient le dit. Avec un taux de concrétisation réaliste du secteur et le panier d’une intervention, un lead à 17 € laisse une marge d’acquisition très saine — c’est le calcul à faire avec vos propres chiffres avant de juger un CPL.
Peut-on faire du tourisme médical uniquement sur Meta, moins cher ?
On peut démarrer sur Meta pour valider le message, mais le volume qualifié plafonne. La demande formulée vit sur Google : s’en passer, c’est laisser les patients les plus proches de la décision aux concurrents.
Cette méthode marche-t-elle pour d’autres spécialités (dentaire, esthétique) ?
Oui — la mécanique (définition du lead, conformité, multilingue, mesure 30/60/90) est identique. Ce qui change : les requêtes, les preuves attendues et le cycle de décision, donc les créas et les landing pages.